José Molina triomphateur de La Fragua V

CorridaFrance:

C’est devant une belle moitié d’arènes qu’ont défilé les quatre novilleros qualifiés pour la finale de l’édition 2018 de La Fragua organisée par Juan Leal. Ils ont affrontés des erales de la ganaderia portugaise de Calejo Pirès.

Très bien présentés, limite novillada piquée, les bichos, comme les vaches tientées hier et ce matin, ont manqué de forces et de fond. Après, ils ont obligé les novilleros à s’appliquer car ils ne pardonnaient aucune erreur. Comme pour les vaches, la piste très voire trop dure a accentué une faiblesse qui semble endémique dans cet élevage d’origine Nuñez del Cuvillo.

 

Le premier, joli berrendo, a été le plus faible. Raul Montero, le plus expérimenté des participants, l’entreprend en début de faena par le haut. A droite, le toro s’arrête à mi-passe. A gauche, il se livre mieux dans la limite de ses moyens physiques. Le novillero connait son office. Il s’applique pour enchaîner ses séries des deux mains. Tout cela est bien réalisé mais manque d’émotion car le Calejo Pirès ne transmet pas grand-chose même quand le torero réduit les terrains. Le torero de Salamanque, déçu, fait une vuelta après une demie et un descabello.

 

Le second est un castaño chorreado lui aussi très bien présenté. Reçu à la cape par José Molina, il accroche spectaculairement Pablo Paez lors d’un quite commencé par des véroniques élégantes. Le toro à une corne droite compliquée et une gauche difficile. Remarqué lors des sélections pour son sens de la lidia, Molina va réaliser une faena très vaillante et surtout très technique. Jouant sur les distances et les terrains, passe après passe, il oblige le toro. Tout n’est pas parfait, le novillero se fait accrocher plusieurs fois, mais là où d’autres auraient abandonné, il fait preuve de courage et d’un vrai sens de la lidia et réalise ce qui sera la meilleure faena de l’après-midi. Dommage qu’une mise à mort laborieuse le prive de trophées. Il se contentera d’une vuelta très applaudie.

 

Le troisième est un joli colorado qui est bien reçu à la cape par Pablo Paez. Après une bonne série de véroniques, le sévillan se fait accrocher de façon spectaculaire. Le novillo violent en début de faena s’adoucira en cours de faena et ira à mas. Le torero andalou enchaîne des séries élégantes des deux mains mais il ne pèse pas sur le novillo. Il prolonge trop sa faena et se fait à nouveau accrocher. De la faena, on retiendra l’avant dernière série à gauche, la meilleure série de naturelles de l’ensemble du Certamen. Vuelta pour le torero après un pinchazo et une entière en avant et basse.

 

Très attendu après sa prestation de Magescq, Villita hérite d’un joli novillo negro. Il le brinde à Victor Mendès, les précédents ayant offert leurs adversaires à Juan Leal. Le Calejo Pirès est meilleur sur la corne droite. Villita enchaîne de bonnes séries de derechazos, obligeant un novillo qui se réserve un peu. La faena va, comme le toro a menos et trop longue finit par lasser. Après un bel adorño, le madrilène tue d’une entière légèrement basse et coupe une oreille.

 

Le jury est face à un dilemme : privilégier l’oreille coupée face à un novillo sans grande difficulté ou la qualité de la lidia face à un bicho compliqué. Avec raison, les jurés désignent José Molina comme vainqueur de La Fragua sur son comportement pendant tout le certamen et son sens de la lidia face à un eral compliqué. Ce choix reçoit l’aval du public. Le toreo d’Albacete se voit donc offrir le cinquième novillo.

 

Blanc comme le fameux Osborne lidié par Antoñete, très bien présenté le toro se révèlera faible mais avec beaucoup de classe. La faena bien qu’appliquée et intéressante ne transmet pas beaucoup d’émotions. José Molina confirme son sens de la distance et des terrains mais la faena va à menos. Molina coupe une oreille après une demi-épée et une très belle entière portée avec engagement. Il invite les deux mayorales à l’accompagner dans sa vuelta ce qui est une preuve de bonne éducation. Même si l’éleveur a encore du travail, le bétail fournit par sa présentation, a contribué au succès de cette Fragua. 

 

La Fragua 2018 est morte, vive La Fragua 2019.

Fiche technique

Arènes de Pontonx, novillada non piquée, finale de La Fragua 2018

Cinq erales de Calejo Pirès très bien présentés pour :

 

Raul Montero (Salamanque) : vuelta

José Molina (Albacete) : un avis et vuelta, une oreille

Pablo Paez : un avis et vuelta

Villita : un avis et une oreille

 

José Molina remporte l’édition 2018 de La Fragua ainsi que le prix offert par les organisateurs du Sud-Ouest.

Prédisent : Franck Lanati

Demi-arène

TEXTE: THIERRY REBOUL

PHOTOS: P.LATOUR

VIDEO: M.CRESSENTY

Tentadero Juan Leal et Victor Mendes

CORRIDAFRANCE:

La Fragua est placée cette année sous le signe de la jeunesse et du Portugal. Qui de mieux que les élèves d'Adour Aficion et Victor Mendes pour illustrer l'un et l'autre.

Au côté de Juan Leal, le maestro portugais a tienté 4 vaches bien présentées et exigentes de la ganaderia Calejo Pires.

Sont sortis de second Florian, Jean et Tristan.

Le lusitanien s'est rappelé à notre bon souvenir en prenant un énorme plaisir à toréer et à réveiller dans la mémoire des plus anciens quelques vieux souvenirs enfouis.

L'arlésien quant à lui, très technique à sa première vache, a livré une prestation toute en suavité et douceur à la seconde.

Les jeunes apprentis, intimidés mais très sérieux et appliqués sous les conseils de leur maestro Richard Milian, ont su se hisser à la hauteur des difficultés présentées et faire face aux problèmes posés.

 

TEXTE: THIERRY REBOUL

PHOTOS: P.LATOUR

VIDEO: PITO PROD TOROS

Corrida france:

Le certamen de La Fragua organisé par le matador français Juan Leal est devenu un évènement incontournable du début de temporada dans le Sud-Ouest. Tournée vers la jeunesse, cette compétition entre novilleros permet de faire une revue d’effectif à l’orée de cette nouvelle saison. Il est de ces actions qui contribuent à la transmission et la pérennisation de notre culture.

Lors de la première journée, douze jeunes toreros ont l’occasion, lors d’un tentadero, de montrer leurs qualités et de gagner la possibilité d’affronter un eral lors de la novillada non piquée de ce dimanche. La tienta qualitative est à la fois formatrice pour les toreros mais aussi un excellent moyen de faire découvrir notre tauromachie en particulier aux plus jeunes. Dommage que Pontonx soit si éloigné de Dax et Mont de Marsan (entre dix huit et trente neuf minutes, Viamichelin dixit), ce qui a du empêcher les abonnés des deux arènes landaises de faire le déplacement, d’y amener leurs amis non initiés ou leurs descendants. Il y avait trop peu de monde sur les gradins, au regard de l’implication et l’engagement des organisateurs. Espérons que les aficionados des deux cités travaillaient ce samedi et que demain les gradins seront pleins pour assister le matin à la tienta matinale avec Victor Mendès et Juan Leal (excusez du peu) et l’après-midi à la finale de cette cinquième édition de La Fragua.

Les aficionados présents ont, quant à eux, passé une très belle journée. Le niveau des toreros engagés dans cette compétition progresse d’édition en édition. De plus les vaches de la ganaderia portugaise Calejo Pirès (origine Nuñez del Cuvillo), très bien présentées ont donné beaucoup de jeu et ont beaucoup exigé de leurs adversaires. Très « sélectives » elles ont permis d’établir une vraie hiérarchie entre les participants et à ceux qui ne se sont pas qualifiés de progresser de manière significative dans leur apprentissage du métier de torero.

Chacun des novilleros est sorti de premier face à une vache puis de second face à une deuxième. Le tercio de piques était assuré par Gabin Rehabi et  Nicolas (cuadra Bonijol).*

Au micro, Lionel Lohiague a su donner du rythme à la journée . Chaque torero a pu s’exprimer sans que les choses trainent en longueur.

 

La première vache sera la meilleure de la journée. Un peu juste de forces, elle prend trois puyazos venant au galop et poussant au contact du fer. Elle est noble et répète dans la muleta de Yon Lamothe. Le début de faena est un peu violent, ce qui accentue le côté brusque de la vache, sauf lors d’un pecho droitier où le jeune torero aguante et temple la charge de l’animal. Les meilleures séries du landais seront réussies avec la main gauche. Jorge Martinez aura du mal trouver la distance et à canaliser la caste de la Calejo Pirès.

 

La seconde est reçue par José Molina. La vache prend quatre piques dont elle sort seule. Elle se défend plus qu’elle ne pousse. A la muleta, elle est fuyarde. Avec un certain métier, le novillero conduit et pèse sur sa charge. Elle finit par se rendre et José enchaine, avec du dominio, de bonnes séries. En second, Cristobal Ramos Parrita profite du travail de son compañero et réalise une bonne série à droite.

 

La troisième vache, déjà faible, tape avec violence contre le mur sous la présidence après avoir poussé très fort à la première rencontre. Elle prend trois autres piques au pas et en se défendant. Elle tombe à plusieurs reprises bien que Villita la toréé par le haut. Le madrilène, vu à son avantage à Magescq, arrive à la tenir debout et réalise deux bonnes séries, une sur chaque main. Luis Silva après une série moyenne à gauche, réussit en toréant au ralenti à enchaîner de bonnes naturelles.

 

La quatrième prend trois piques sans conviction ni style. Manuel Perrera a du mal à s’imposer à une vache qui manque de race et qui cherche l’appui des planches. D’une faena brouillonne, on retiendra trois derechazos. Le nîmois Solalito, torero élégant, manque encore de métier et se fera accrocher par une vache devenue de plus en plus compliquée.

 

Pas grand-chose à retenir des quatre rencontres de la cinquième avec le cheval, mansa et tarda elle nécessite de l’autorité et d’être toréé en lui donnant de la distance. Alvaro Sanchez la cite de trop près et ne pèse pas sur une vache qui le met en difficulté. Raul Montero est plus expérimenté. Malgré la complexité d’une vache qui va à menos, il la cite à la bonne distance et en pesant sur les passes lui tire trois bonnes séries de derechazos.

 

La sixième et dernière de la matinée, bien présentée elle aussi, ne pousse pas et sort seule lors de ses quatre rencontres avec le groupe équestre. Le sévillan Pablo Paez l’entreprend, avec beaucoup de détermination et une élégance certaine, pour de bonnes séries des deux mains. Il commet quelques petites fautes et se fait accrocher à deux reprises. Adam Samira, s’il manque de métier, ne manque pas de courage. La vache, de plus en plus compliquée, le bouscule mais il ne rompt pas. Au détour d’une bonne série à gauche, on retrouve le torero qui avait attiré notre attention lors de la becerrada de Saint Sever l’an passé.

 

Pause déjeuner, puis reprise du Certamen, les premiers deviennent les seconds.

 

La septième vache sort, comme la plupart de ses congénères, avec beaucoup de gaz. Elle prend trois piques sans vraiment pousser. Dans la muleta de Jorge Martinez, elle fait preuve de noblesse, répète bien mais a une charge courte. La corne droite est la meilleure et le novillero enchaine de bonnes séries de derechazos. A gauche, la vache est plus compliquée et les séries brouillonnes. Yon Lamothe après une bonne série à droite enchaine dans un répertoire plus trémendiste face à une vache qui a baissé de ton.

 

La huitième prend cinq piques, pousse à la première mais sort seule des suivantes. La vache manque de fond et Parrita la toréé à la voix sans vraiment trouvé la bonne distance et sans prendre le dessus. De second, Molina trouve le sitio, enchaîne une bonne série à gauche et une très bonne à droite, confirmant la très bonne impression laissée en première partie du tentadero.

 

La neuvième prend trois bons puyazos en poussant. Juan Silva manque d’expérience et se laisse déborder par une vache noble mais exigeante. Il a du mal à trouver distance et rythme et sa faena est brouillonne. Villita, qui toréé de second, trouve immédiatement le sitio et enchaîne deux bonnes séries malgré un accrochage sans gravité à la première.

 

La dixième est une vache charpentée. Juste de forces, elle est brave au cheval en quatre rencontres venant avec force en particulier sur la dernière. Elle accuse le coup du tercio de pique. Elle est noble mais tarda. Elle est aussi exigeante et, profitant de la moindre erreur, met en difficulté Solalito. Le nîmois se fait accrocher et n’arrive pas à prendre le dessus.. Manuel Perrera est lui aussi en difficulté face à une opposante de plus en plus compliquée et qui cherche l’homme.

 

Raul Montero accueille la onzième par une larga. La vache prend trois bonnes piques en poussant puis va à menos lors des deux rencontres suivantes. Elle est noble, vient de loin. Le novillero se met au niveau de l’animal et enchaîne une bonne sérié à gauche et deux à droite confirmant aussi sa prestation matinale. Alvaro Sanchez a moins de métier. Il profite des qualités de la vache mais la série est brouillonne. Le novillero de Guadalajara bascule dans un répertoire plus trémendiste alors que la vache qui a baissé de ton à droite avait encore du potentiel à gauche.

 

La douzième et dernière est une vache très bien présentée et armée. Elle est quelconque au cheval mais noble et exigeante à la muleta. En début de faena, elle prend le dessus sur le peu expérimenté Adam Samira qui se fera accrocher. L’arlésien va à mas et réussit, en toréant en rond, une bonne série avant de céder la place à Pablo Paez. Le sévillan alterne de bonnes passes à gauche avec d’autres plus brouillonnes.

 

Pendant que le jury délibérait, une treizième vache a permis de vérifier que les « profs » avaient de beaux restes.

 

Fiche technique

Tentadero qualificatif du Certamen de La Fragua 2018

Douze vaches de la ganaderia Calejo Pirès très bien présentées, toutes intéressantes exigeantes, supérieure la première pour

Adam Samira (Arles), Alvaro Sanchez (Guadalajara), Cristobal Ramos Parrita (fondation El Juli), Jorge Martinez (Alméria), Jose Molina (Albacete), Villita (Madrid), Manuel Perrera (Badajoz), Raul Montero (Salamanque), Pablo Paez (Séville), Solalito (Nîmes), Yon Lamothe (Adour Aficion), Adam Samira (Arles)

Piqueros Gabin Rehabi et Nicolas

Cuadra Bonijol

Directeur de lidia Juan Leal

Animateur Lionel Lohiague

 

Sont qualifies pour la finale, ce dimanche après-midi: Villita, Pablo Paez, Jose Molina et Raul Montero

 

TEXTE: THIERRY REBOUL

PHOTOS: P.LATOUR

VIDEO: M.CRESSENTY

Qualifications La Fragua V: du haut niveau...

La Fragua, Just do it...

"Just do It", texte de Vincent Bourg "Zocato"qui explique la démarche de Juan Leal en organisant la Fragua, lu par Joël Jacobi.

La Fragua V, les candidats

Juan Leal et son équipe on choisis les 12 novilleros qui participeront à la cinquième édition du certamen La Fragua, les 24 et 25 février prochains dans les arènes de Pontonx-sur-l'Adour.

 

“Adam Samira”, escuela taurina de Arles

Álvaro Sánchez, escuela taurina de Guadalajara

Cristóbal Ramos “Parrita”, Fundación El Juli

Jorge Martínez, escuela taurina de Almería

“José Molina”, escuela taurina de Albacete

Juan José Villa “Villita”, escuela taurina de Madrid

Manuel Perera, escuela taurina de Badajoz

Raúl Montero, escuela taurina de Salamanca

Pablo Paez, escuela taurina de Sevilla

Solal Calmet “Solalito”, escuela taurina de Nimes

Yohn Lamothe, escuela taurina Adour-afición

Luís Silva, escuela taurina Moita

Les novillos de Calejo Pires pour La Fragua

Programme La Fragua 2018

Rui Bento Vasques, président du jury

Rui Bento Vasques, président du jury La Fragua V:

 

Né à Preces (Portugal) le 10 avril 1965, il n’a pas d’antécédent taurin. Il grandit à Villa franca de Xira la ville la plus taurine du Portugal. Depuis toujours, il se sent attirait de forme irrésistible par la tauromachie. Des l’âge de dix ans, il va aux arènes accompagné de son frère, et c'est ainsi que nait en lui l'envie de devenir torero.

 

En 1981, il remporte le Certamen, ‘En Busca de Nuevos Toreros’ dans les arènes de Campo Pequenho à Lisbonne. C’est alors que, de bouche à oreille, le nom de Rui Bento Vasques se fait connaitre au sein de l’aficion portugaise. Il participe alors à quelques novilladas sans chevaux dans son pays natal et démontre avoir de grandes qualités pour devenir torero. Très vite, il quittera son pays pour s'installer à Salamanque afin de vivre au cœur de sa passion : le taureau brave. C’est alors que commence sa carrière de novillero en Espagne.

 

Sa trajectoire de novillero prend un rythme ascendant et imparable vers les plus hauts niveaux de la corrida. Lors de ses débuts à Madrid, il laisse une excellente impression et gagne la répétition pour la feria de Otoño de 1986 et celle de San Isidro de 1987 ; temporada qu’il terminera à Zaragoza en ouvrant la grande porte. Au vu de ses triomphes, l'alternative ne se fait pas attendre et c’est donc le 25 Juin 1988, dans les arènes de Badajoz, qu’il devient matador de toros  des mains de José María Manzanares et en présence de Paco Ojeda. 

 

Malheureusement, la malchance fait son apparition un mois plus tard, le 24 juillet à Orthez (France), où il prend un grave coup de corne dont les séquelles marqueront de forme décisive la suite de sa carrière.  Il réapparaitra un an plus tard, à Avila, mais, encore convalescent, il devra mettre un terme à sa temporada pour revenir seulement en mai 1991. Son retour est triomphant lors de ses dix corridas, mais malgré tout il a beaucoup de difficultés pour intégrer les bons cartels. Les corridas qu’il tue deviennent de plus en plus dures et les contrats de plus en plus rares. Reste dans les annales la temporada 98 durant laquelle il torée 25 corrida et parvient à couper 27 oreilles.

 

Il se coupe la coleta le 21 septembre 2000 dans les arènes de Salamanque qui l'ont vu grandir comme  torero "Je suis un torero portugais de naissance mais salmantino  de cœur".

Aujourd’hui, il est devenu impresario des arènes les plus importantes du Portugal: Campo Pequenho. Il est aussi apoderado et s’implique dans la préparation des jeunes toreros de l’école taurine de Campo Pequenho.

 

Il sera président du jury de la Fragua V.

Victor Mendes, parrain de La Fragua V

Victor Mendes, grand torero des années 80-90 sera le parrain de la V édition du Certamen La Fragua. Le 25/02/18 à 11h, il tientera avec Juan Leal, amphitryon de l’évènement.

Victor Mendes fut l'un des chouchous de l'Aficion  française. En quelques novilladas, le tout jeune Victor est parvenu à conquérir l’Aficion du Sud-Ouest. Alors souvent compagnon de cartel du catalan Richard Milian, tous deux captivent les fiefs aquitains de la novillada et abandonnent régulièrement les arènes en triomphe, souvent avec les costumes en lambeaux ...

Sacré matador dans la Monumental de Barcelone le 13 septembre 1981, il coupe 3 oreilles aux toros de Carlos Nuñez. Très vite Victor s’impose dans la tauromachie mondiale. Sa façon si particulière et puissante de poser les banderilles sera une des bases de sa renommée. Mais, pas que… Toujours prêt à affronter les élevages les plus redoutés, Victor en deviendra vite un des meilleurs spécialistes. En 1984, il sort « a hombros » de Las Ventas pour la première fois en coupant 1 oreille à chacun de ses toros de Victorino Martin, en 1987 il en coupe 3... Dans le Sud-ouest, il sera indispensable pendant de longues années dans toutes les Ferias et corridas d’importance. A Bayonne, ses rendez-vous annuels devant les « Fraile » et les « Victorino » feront les beaux jours de Lachepaillet.

 

Victor, c’est aussi le charme, et il sait en jouer… Beau parleur, le Maestro portugais ne connait pas la barrière linguistique : l’espagnol, le français et même l’anglais sont au point. Il fréquente les tertulias d’après corrida et draine vers les plazas de nouvelles générations d’aficionados. Et d’aficionadas… Les filles en général ne sont pas insensibles  à son charme de belluaire, et se font grâce à lui plus présentes que jamais dans les arènes.

Sa dernière corrida en France remonte au 6 aout 2013 où il alterna avec Juan Leal et Thomas Duffau dans les arènes de Villeneuve de Marsan.

Rendez-vous les 24 et 25 février prochain, à Pontonx-sur-l’Adour afin de revoir le maestro.

Ricardo Chibanga, invité d'honneur La Fragua V

Ricardo Chibanga est né le 08 novembre 1947  dans un quartier de la ville de Lourenço Marques, aujourd'hui connu sous le nom de Maputo, la capitale de la province portugaise du Mozambique. Ricardo, fils de pâtissier,  se passionne pour les corridas et visite régulièrement les arènes de Lourenço Marques où depuis l’âge de 9 ans et afin d’aider ses parents à élever ses 6 frères et sœurs,  il y distribue des prospectus pour les corridas à venir.

 

 En 1962, il se rend au Portugal pour participer aux spectacles de « torero cómicos ».  Il s’entraine alors à Golegã dans l’école taurine dirigée par le maestro Patrick Cecilio. Après plusieurs succès au Portugal, Ricardo Chibanga décide de s’exiler en Espagne, à Séville,  afin de parfaire sa carrière de novillero et « entrar a matar », ce qu’il ne pouvait pas faire au Portugal. Sa carrière de novillero fut exemplaire, durant les temporadas de 1968 et  1969 il participe à plus de 70 novilladas. Il s’annonce sur les cartels comme « el Africano » et devient le premier torero africain.

 

Le 15 aout 1971 il prend l’alternative des mains de Antonio Bienvenida et Rafael Torres dans la Real Maestranza de Séville, les taureaux sont de Anotnio Perez Angoso. Il porte un costume blanc et or et coupe 1 oreille, la seule de l’après-midi, au taureau de la cérémonie. 

Le lendemain tous les journaux parlent de la « sensación Mozambiqueña ». C’est alors que commence l’odyssée de Ricardo Chibanga. Reconnu par ses compagnons comme un des rares toreros à poser les banderilles, il participe à de nombreuses corridas dans toute les arènes du monde ; France, Espagne, Mexique, Colombie et même en Chine…

Il suscite la curiosité de plusieurs célébrités comme, Salvador Dalí, Orson Welles ou Pablo Picasso qui viennent l’admirer dans les arènes. Lors d’une corrida à Frejus, Ricardo Chibanga dédie la mort de son taureau au célèbre Picasso qui lui offre un cadre, « Le torero Noir ».

 

Il faudra attendre 1973, pour que Ricardo regagne sa terre natale lors d’une corrida « No hay Billetes » où il triomphe au milieu des siens qui le portent « a hombros » dans toute la ville. Une des rues portera alors son nom. Aujourd’hui les arènes de Maputo son en ruines et servent d’abri aux SDF de la ville.

 

Ricardo Chibanga reçu plusieurs cornadas, dont une très grave à Barcelone. Mais la plus importante fut celle de la maladie. En 1974, les médecins lui détectent une maladie des yeux qui le force à abandonner les « ruedos ».  Il s’installe alors à Golega où il achète des arènes portatives et organise des Touradas.

La Fragua, prix spécial des critiques taurins

Les critiques taurins du sud-ouest ont décerné leurs prix pour la temporada 2017.

Ils ont décidés de décerner un prix spécial à Juan Leal pour l’organisation de La Fragua.

Un clin d’œil de bonne augure pour Juan Leal qui a déjà annoncé la 5em édition du certamen, qui se déroulera les 24 et 25 fevrier 2018 dans les arènes de Pontonx sur l’Adour durant lequel il rendra hommage au toreo Portugués avec la présence des matadors de toros  Victor Mendes, parrain de l’événement ;  Ricardo Chibanga, invité d’honneur et Rui vento Vasques président du jury.

Juan Leal annonce sa Fragua 2018

Juan Leal qui a triomphé plusieurs fois au Portugal, Iles Azores, Sobral, Villa Franca de Xira et très récemetn à Vila Boim ; programme un hommage au toreo Portugués lors de la 5em edition de sa Fragua les 24 et 25 fevrier 2018. Victor Mendes, l’emblématique torero Portugués sera le parrain du Certamen ; Ricardo Chibanga,  authentique idole à Dax lors de son étape novilleril, invité d’honneur et Rui Vento Vasques, matador de toros, apoderado et empresario des arènes de Campo Pequeño sera le président du jury. Le bétail, vaches et novillos, seront de Calejo Pires qui fera sa présentation en France.

Dossier de présentation La Fragua V

Dossier présentation La Fragua V
Téléchargez le dossier de présentation La Fragua V ici
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Réglement et formulaire d'inscription la Fragua V

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